ON EST TOUS DES SAUVAGES !

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© Twentieth Century Fox France

Alejandro Gonzalez Inarritu passe la vitesse supérieure. Lui qui avait commencé sa carrière sur un rythme d’un film tous les deux ou trois ans environ, nous offre aujourd’hui The Revenant, un an tout juste après la sortie de Birdman. D’autant plus étonnant qu’il s’agit certainement de ses deux projets les plus ambitieux …

Le synopsis

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

INARRITU FRANCHIT UN CAP

En un peu plus d’un an, Inarritu a donc clairement franchi un nouveau cap et voit les choses en grand. Birdman avait marqué l’amorce de ce virage et nous avait enthousiasmé par sa réalisation et son impeccable jeu d’acteurs. Avec The Revenant, le réalisateur délaisse totalement la comédie et s’attaque ici à un western à l’histoire ambitieuse. Le film entremêle le style du survival et du revenge movie car on y suit Hugh Glass, un trappeur qui va se faire attaquer par un ours et va être laissé pour mort par ses équipiers. Au passage, l’un d’entre eux tue son fils, élément qui va alimenter l’instinct de survie et de revanche de l’homme. Il va alors partir dans un périple incroyable afin de retrouver celui qui a lâchement mis fin aux jours de son fils.

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© Twentieth Century Fox France

S’en suit alors une quête perpétuelle de nourriture, mais également de soins dans une nature qui ne s’y prête à priori pas. Dans cet immense territoire sauvage, Glass erre telle une âme en quête de vengeance. Infatigable et increvable, il va surmonter tous les obstacles qui se mettront sur sa route. Certaines scènes sont sublimes comme cette ouverture sur l’attaque des indiens. Impressionnante de réalisme, elle permet au film d’imposer immédiatement son style auprès du spectateur. L’attaque de l’ours est tout aussi impressionnante de réalisme. On peut néanmoins reprocher au film qu’en dehors de ces quelques sublimes scènes, il fasse souvent preuve d’une lenteur, certes nécessaire à nous immerger dans cette solitude et la dureté du combat de Glass, mais parfois difficile à supporter d’autant plus que le film dure 2h36.

UN DICAPRIO AU SUMMUM

Le film est plein de flashbacks oniriques parfois redondants et qui alourdissent le récit. Ceux-ci gâchent la simplicité visuelle qui fait l’identité du film et qui permettent malgré le thème lourd, de lui faire conserver un semblant de légèreté. Il faut dire que la mise en image est une vraie réussite. L’équipe technique de Terrence Malick a été débauchée par Inarritu et on sent leur touche avec un sens de l’image proche de la perfection. La nature y est personnifiée et est un personnage à part entière du film : elle y est hostile et meurtrière et mieux ne vaut pas trop s’y attarder.

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Leonard DiCaprio est mutique dans ce film et parvient malgré cela à nous faire ressentir sa souffrance physique. Sa performance est bluffante et mérite bien l’Oscar qui lui a été remis. Tom Hardy est quant à lui méconnaissable et nous prouve une fois de plus qu’il est vraiment la star montante de Hollywood. Le troisième personnage important est incarné par le jeune Will Poulter (vu dans la saga Le Labyrinthe) et lui aussi s’en sort parfaitement.

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© Twentieth Century Fox France

La bande-annonce

Edgar La Gâchette

THE REVENANT : LA CRITIQUE
The Revenant est donc un film qui mérite le bruit qui est fait autour de lui mais auquel je ne peux m'empêcher de trouver quelques défauts. Lent et long, il parvient néanmoins à nous subjuguer avec son sens de l'image proche de la perfection et la performance convaincante de Leonardo DiCaprio.
Image / Mise en scène10
Scénario7
Acteurs / Personnages 9
Bande-son8
Rythme5
Émotion / Empathie 8
Les plus
  • Leonardo DiCaprio bien sûr
  • Une image subjugante
  • Une tension qui monte crescendo
Le moins
  • Un chouïa trop lent et long
7.8Note Finale

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