UN DIVERTISSEMENT BOURRIN

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© 2016 Constantin Film Verleih GmbH

L’aventure Resident Evil, commencée il y a quinze ans, touche à sa fin avec ce chapitre final qui met fin aux aventures d’Alice, toujours incarnée par Milla Jovovich.

Le synopsis

Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

A LA RECHERCHE DU VACCIN

Le film s’ouvre comme d’habitude par un monologue d’Alice qui nous rappelle tout ce qui s’est passé et finit son récit par un cinglant « Je m’appelle Alice et ceci est mon histoire, la fin de mon histoire ». La série de films adaptée du jeu vidéo homonyme va donc prendre fin après quelques scènes d’action musclées. On reprend donc là où le précédent opus s’était arrêté (Resident Evil : Retribution : sorti en 2012). Un vaccin au terrible T-Virus existe, et il s’agit pour Alice de mettre la main dessus afin de sauver le peu qu’il reste de l’humanité décimée.

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© 2016 Constantin Film Verleih GmbH

Aidée par le programme d’intelligence artificielle « Red Queen » représenté sous la forme de l’hologramme d’une petite fille, elle va tout faire pour prendre sa revanche. Elle doit ainsi retourner à Raccoon City dans le Hive (le laboratoire dans lequel a été créé le T-Virus), et pour cela, elle n’a que 48 heures ! La première partie du film est librement inspirée de Mad Mas : Fury Road de George Miller, mais bien sûr, il est loin d’en atteindre la qualité. Dans ce monde post-apocalyptique, l’héroïne super-puissante nous démontre une fois de plus toute l’étendue de sa panoplie. Elle combat les mutants, les morts-vivants, et les humains, avec une facilité déconcertante et souvent trop tirée par les cheveux. La seconde partie du film est plus tournée sur le combat entre Alice et son ancien employeur. Cette partie nous permet de trouver certaines réponses aux questions qu’on pouvait se poser depuis le début de la saga comme de savoir pourquoi Alice avait perdu la mémoire, ou encore quelles motivations ont poussé Umbrella Corporation à créer un virus pour exterminer l’humanité.

UNE FIN DÉCEVANTE

La véritable identité d’Alice est particulièrement décevante et prévisible. J’avoue avoir été très déçu par ce dénouement qui semble vraiment avoir été négligemment exposé. La mise en scène de Paul W.S. Anderson (Pompéï en 2014) est excessive et très décousue. Il en fait des tonnes et finit par faire sonner creux la plupart des effets qui nous sont exposés. Seuls les effets spéciaux font leur effet. Il est vrai qu’en allant voir Reisdent Evil, on ne s’attend pas à du grand scénario, mais là on n’a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. Tou n’est finalement qu’une simple excuse pour donner l’occasion à Alice de massacrer le plus de monstres possible en un peu moins de deux heures. Les absurdités scénaristiques se succèdent à un tel rythme qu’il est impossible de les dénombrer. Une armée de milliers de zombies est très facilement vaincue par quelques barils d’essence. Enfin, si la fin a répondu à certaines questions, elle a aussi été une grosse déception, de par sa tiédeur et son caractère ouvert qui laisse la possibilité aux producteurs de revenir sur leur décision en nous offrant une éventuelle suite …

© 2016 Constantin Film Verleih GmbH

Milla Jovovich assume toujours parfaitement son rôle d’héroïne iconique et il semble que le temps n’ait que très peu de prises sur elle. Iain Glen incarne parfaitement le terrible Docteur Alexander Isaacs. Les seconds rôles tenus par Claire Redfield, Ruby Rose ou encore Fraser James sont finalement peu significatifs et ne sont là que pour être utilisés en chair à canon. Cette bande de survivants se montre d’ailleurs assez incompétente et d’une aide très limitée dans la quête d’Alice. Celle-ci se retrouve souvent bien seule, et il faut dire qu’elle n’a pas besoin de grand monde tant elle arrive à se sortir de toutes les situations les plus périlleuses.

La bande-annonce

Edgar La Gâchette

RESIDENT EVIL : CHAPITRE FINAL : LA CRITIQUE
Une fin décevante pour une saga qui avait perdu de son charme depuis déjà quelques années. La franchise a pris un sérieux coup de vieux et n'est pas aidée par une réalisation décousue, un scénario bancal et une fin décevante ...
Image / Mise en scène4
Scénario3
Acteurs / Personnages4
Rythme6
Bande-son3
Effets spéciaux7
Les plus
  • Milla Jovovich toujours aussi charismatique
Les moins
  • Un scénario bancal
  • Une fin décevante
  • Une réalisation décousue
4.5Note Finale

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