DU PUR TARANTINO !

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© SND

On ne s’en souvient peut-être pas, mais la production de The Hateful Eight (Les Huit Salopards), le dernier film de Quentin Tarantino n’a pas été un long fleuve tranquille loin de là … Victime d’un leak de son scénario puis d’un piratage, le film a failli ne pas voir le jour, mais heureusement, Tarantino a continué coûte que coûte pour nous offrir un film totalement marqué de sa patte.

Le synopsis

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

UN HOMMAGE AU WESTERN

Avec ce nouveau film, Tarantino continue de rendre hommage à un genre qu’il affectionne particulièrement : celui du western qui était déjà à l’honneur dans l’excellent Django Unchained. Le titre de ce nouveau film lui-même peut être perçu comme un hommage puisque les 8 Salopards évoque forcément les 7 Mercenaires de John Sturges ou encore les 12 Salopards de Robert Aldrich.

(L-R) KURT RUSSELL and SAMUEL L. JACKSON star in THE HATEFUL EIGHT. Photo: Andrew Cooper, SMPSP © 2015 The Weinstein Company. All Rights Reserved.

© The Weinstein Company

Ici, on est face à un huis-clos qui nous offre une montée de tension progressive qui s’apparente parfois selon les confessions même du réalisateur à un « premier vrai film d’horreur ». Il faut dire que la tension est perpétuelle et qu’on sait très rapidement que tout risque de partir en vrille. Côté réalisation, Tarantino a choisi d’utiliser une caméra Ultra Panavision 70 mm qui lui permet d’offrir un format d’image très large qui accentue encore davantage la sensation d’étouffement qu’on ressent souvent dans ce film. Tarantino a une patte très personnelle et les 8 Salopards ne déroge pas à la règle : il fait appel à certains de ses acteurs fétiches tels que Samuel L. Jackson, Tim Roth ou encore Michael Madsen. Il découpe également son film en chapitres, et nous offre une bande originale signée par Ennio Morricone particulièrement soignée.

HUIT ACTEURS DE GRANDE CLASSE

Le seul hic du film qui fait qu’il n’atteindra pas le niveau d’un Django Unchained, c’est qu’il connaît quelques longueurs forcément préjudiciables pour un film de 2h48. L’histoire met pas mal de temps à se mettre en palce et si le début du film est plutôt enthousiasmant, le début du huis clos ralentit très vite le rythme. Les dialogues sont pourtant savoureux mais pas assez pour nous divertir totalement et nous faire oublier la durée du film. Bloqués en plein blizzard, les huit comparses vont apprendre à se connaître et découvrir que certains d’entre eux ne sont peut être pas là par hasard … La pression se met en place doucement mais sûrement dans l’attente d’un feu d’artifice final convaincant. La fin du film est un véritable déferlement de violences et nous offre des retournements de situation inattendus. L’image est crue comme souvent chez Tarantino et laisse place à de nombreuses scènes de meurtres plus sanglants les uns que les autres.

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© The Weinstein Company

Tarantino aime traiter de thèmes sérieux et nous offrir des messages plus profonds. Ici, il traite du racisme ou encore de la guerre de Sécession. Il traite de ces sujets avec un humour noir décapant comme cette scène où Samuel L. Jackson prend un malin plaisir à raconter à un père raciste endeuillé comment il a tué son fils et l’a forcé à lui offrir des faveurs sexuelles !

Le casting est une vraie réussite du film ! Mention spéciale au seul personnage féminin important du film incarné par une Jennifer Jason Leigh méconnaissable, déjantée et pleine de talent ! Les acteurs sont charismatiques au possible à l’image de Michael Madsen, Kurt Russell, Samuel L. Jackson ou encore Tim Roth. Rien à dire, Tarantino sait choisir ses acteurs …

SAMUEL L. JACKSON stars in THE HATEFUL EIGHT Photo: Andrew Cooper, SMPSP © 2015 The Weinstein Company. All Rights Reserved.

© SND

La bande-annonce

Edgar La Gâchette

LES HUIT SALOPARDS : LA CRITIQUE
En résumé, un refuge au milieu des montagnes dans lequel 8 salopards sont bloqués et un huis clos particulièrement savoureux. Les dialogues sont savoureux, le casting impeccable et la bande-son soignée. Ne vous laissez pas berner par les critiques, on a encore le droit à du bon Tarantino, même si il est vrai que quelques longueurs se font malheureusement sentir ...
Image / Mise en scène8
Scénario7
Acteurs / Personnages9
Bande-son9
Rythme5
Émotion / Empathie 7
Les plus
  • Un casting royal
  • Une réalisation soignée
  • Une bande-son made In Morricone
Les moins
  • Des longueurs qui ralentissent le rythme
7.5Note Finale

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