VERTIGE ÉMOTIONNEL

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© Universal Pictures

Everest, c’est le dernier film du réalisateur islandais Baltasar Kormakur avec Jake Gyllenhaal, Jason Clarke et Josh Brolin. Inspiré d’une histoire vraie (un drame survenu en 1996), le film parvient à éviter le piège du sensationnalisme.

Le synopsis

Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

INSPIRÉ DE FAITS RÉELS

Ce film est réalisé par Baltasar Kormakur, un cinéaste islandais plein de talent qui a déjà fait ses preuves des deux côtés de l’Atlantique. Everest, c’est sa plus grosse production et donc la première fois que le réalisateur a la possibilité d’offrir un vrai film grand public. Ce semi-biopic est inspiré de faits réels s’étant déroulés en 1996 et qui ont vu la mort tragique de huit alpinistes tentant d’achever le rêve de leur vie : atteindre le sommet de l’Everest. Jon Krakauer, un journaliste de cette expédition au dénouement tragique avait relaté ces faits dans un ouvrage dont s’est inspiré le film.

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© Universal Pictures

Les péripéties ascensionnelles ont souvent attiré le septième art qui s’en était servi jusque-là pour nous offrir des spectacles corrects mais pas aboutis comme dans Vertical Limit. Everest passe la vitesse supérieure et nous offre un spectacle visuel impressionnant et bluffant. Le film nous dépayse très rapidement et nous donne souvent le vertige avec ses images incroyables. Tourné en 3D dans des décors naturels au Népal et dans les Alpes italiennes, le film nous offre une véritable perte de repères. On est totalement en immersion dans ce paysage blanc à n’en plus finir. La 3D aide à nous immerger totalement même si elle est le plus souvent inutile.

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© Universal Pictures

LE RÊVE D’UNE VIE

Côté scénario, on suit donc un groupe d’hommes et de femmes qui s’apprête à affronter le défi le plus dangereux de leurs vies : atteindre le sommer de l’Everest. On est donc au coeur d’une histoire saisissante dans laquelle le dépassement de soi de ces femmes et ces hommes nous procure des frissons. Everest fait partie de ces films qui ne vous laissent pas indemnes. Impossible de ne pas se projeter à la place de ces personnes pleines de courage et d’abnégation. Même si le film franchit parfois légèrement la limite du pathos, il fait globalement les choses assez finement et nous procure des émotions auxquelles je ne m’attendais pas. On s’attache finalement plus au côté émotionnel  et psychologique qu’à la catastrophe en elle-même, ce qui est pour moi une bonne chose et démarque clairement le film des autres films catastrophe. Le film commence doucement et met peut-être un peu trop de temps à rentrer dans le fond du sujet. Il faut reconnaître qu’il s’agit d’ailleurs d’un des rares points faibles du film : ses longueurs. Le début met trop de temps à se mettre en place  et le dénouement a tendance à traîner en longueurs. Heureusement, les scènes de l’ascension sont à la hauteur et permettent d’effacer ce léger défaut de rythme.

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© Universal Pictures

On peut également constater qu’à force de vouloir trop rester collé au réel et donc au récit du journaliste rescapé, le réalisateur doit faire face à une certaine faiblesse narrative. C’est ainsi que pour donner plus d’intensité à son récit, il va multiplier les incursions chez les femmes paniquées des alpinistes, ou encore chez les collègues en alerte.

Le casting est impressionnant : Kormakur s’est payé les services de Jason Clarke (héros de La Planète des Singes : L’affrontement) qui y tient un rôle émouvant et profond. On retrouve également les très charismatiques Josh Brolin et Jake Gyllenhaal eux aussi tout à leur avantage dans ce film. Sam Worthington, Robin Wright, Emily Watson ou encore Keira Knightley font aussi partie de l’aventure ! Cette dernière est d’ailleurs, comme souvent, très caricaturale !

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© Universal Pictures

Ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur ce terrible drame peuvent se procurer « Tragédie à l’Everest » de Jon Krakauer ou encore « Laissé pour mort à l’Everest » de Beck Weathers.

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La bande-annonce

Edgar La Gâchette
 

EVEREST : LA CRITIQUE
Au final, Everest est un film spectaculaire mais qui ne tombe pas dans le piège des films catastrophes. Il fait juste ce qu'il faut pour nous en mettre plein les yeux et nous offre un dépaysement total. L'aspect psychologique et émotionnel est pleinement abouti et le film est une vraie réussite.
Image / Mise en scène8
Scénario8
Acteurs / Personnages8
Bande-son6
Rythme6
Emotion7
Les plus
  • Un casting de luxe
  • Une histoire hors du commun
  • Des décors à couper le souffle
Les moins
  • Un rythme inégal
7.2Note Finale

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