FUYEZ, VOUS ÊTES FILMÉS !

À la veille de la sortie du très attendu [REC] 4 : Apocalypse, je vous propose de revenir sur la saga à travers la critique des trois premiers opus. On commence donc aujourd’hui par [REC], l’opus originel de la franchise qui atteignait un niveau d’horreur rarement atteint.

Le synopsis : Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !

UNE BOMBE DU GENRE

Sorti en 2008, [REC] est arrivé comme une bombe dans le genre horrifique qui était alors quelque peu laissé de côté. Jaume Balaguero impose avec celui-ci le cinéma d’horreur espagnol au sommet de la hiérarchie. Associé à Paco Plaza, il est parvenu à transposer tous nos pires cauchemars sur grand écran. Devant leurs écrans noirs, les spectateurs sursautaient de peur à tout-va.

Le film nous impose un huis-clos au sein d’un immeuble d’habitation espagnol. Dans le cadre d’un reportage, une journaliste s’y retrouve après avoir suivi l’intervention de pompiers madrilènes appelés à la rescousse d’une grand-mère hystérique qui terrorise ses voisins. Les seuls effets de montage sont donc ici les coupures de tournage lorsque les journalistes sont contraints d’éteindre la caméra. Si cette réalisation n’est pas des plus originales, elle alimente cette impression terrifiante de véracité. Quasiment toute l’action se déroule donc au sein de cette résidence dans laquelle une épidémie mystérieuse est en train de se propager. L’immeuble est placé en quarantaine par les services sanitaires afin de ne pas laisser l’épidémie se propager davantage, ce qui n’arrange rien à l’effet d’enfermement particulièrement étouffant.

UN RÉALISME QUI FAIT FROID DANS LE DOS

À la manière du « Projet de Blair Witch », l’action est filmée caméra à la main, ce qui peut être parfois agaçant, mais nous plonge le plus souvent dans une dose de réalisme qui rend l’action encore plus effrayante. Tout est dans le réalisme dans ce film pour lequel les acteurs sont quelconques au possible et les décors minimalistes. Aucune bande-son non plus pour cette plongée macabre dans le réel.

Au niveau du rythme, rien à redire, le film ne nous laisse pas respirer une seconde, et la tension se montre de plus en plus présente jusqu’à un final d’anthologie particulièrement horrible. Le scénario quant à lui est relativement simple puisque le seul objectif des protagonistes est de survivre. Une quête de la provenance de cette contagion nous emmène vers la fin sur une piste inattendue à développer dans les films suivants.

La bande-annonce :

 Edgar La Gâchette
[DVD #15] [REC]
Le film remplit tout ce qu'on attend d'un film d'horreur. On flippe, on crie, on sursaute : l'alchimie est parfaite. Claustrophobes s'abstenir, car l'ambiance au sein de cet immeuble infecté se transforme peu à peu en un chaos indescriptible. Le film a été primé au Festival de Gérardmer et ce n'est pas une surprise, tant il atteint un niveau d'horreur qu'on ne connaissait presque plus.
Image8
Scénario7
Acteurs6
Émotions (Horreur) 9
Les plus
  • La réalisation anxiogène
  • Les infectés vraiment flippants
7.5Note Finale

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