UN PÉRIPLE PROMETTEUR

Lors de son arrivée sur nos écrans en 2012, « Hunger Games » n’est connu que comme une trilogie littéraire vendue à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le Monde. A la veille de la sortie du deuxième opus de la franchise « Hunger Games » sur nos écrans, je me propose aujourd’hui de revenir sur le premier épisode qui avait lancé la saga en amassant sur son passage plus de 700 millions de dollars de recettes à travers le Monde.

Le synopsis : Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

Ô MONDE CRUEL

L’histoire se déroule dans la République de Panem, sur les ruines d’une Amérique disparue, dans laquelle le Capitole règne sur 12 districts qui sont chaque année confrontés à un événement des plus cruels. En effet, les « Hunger Games » se tiennent annuellement, chaque district devant tirer au sort un jeune homme et une jeune fille afin d’y participer.
Retransmis en direct à la télévision, l’événement pousse les 24 jeunes gens sélectionnés à s’entre-tuer dans le seul but d’être le dernier à survivre. Cette cérémonie est à la fois une sanction pour la population qui a tenté de se rebeller, mais aussi une manière pour intimider le peuple de la part du gouvernement.
La jeune Katniss Everdeen fait partie des malheureux élus, représentante du 12ème district, et elle se retrouve donc face à 23 concurrents plus motivés les uns que les autres. Son mentor Haymitch Abernathy est un ancien vainqueur des « Hunger Games » qui a sombré dans l’alcool, et va l’aider dans son objectif de survivre aux Jeux.

Le film nous décrit donc une société voyeuse et dangereuse qui n’est pas sans nous rappeler quelques dérives de notre chère époque contemporaine. Il y a donc bien un certain message derrière ce scénario à priori fantaisiste mais qui ne l’est finalement pas tellement. L’auteure Suzanne Collins avait imaginé un monde futuriste cruel, mais Gary Ross a parfaitement su le retranscrire à l’écran, excepté les costumes de certains personnages qui sont particulièrement ridicules.
Le monde dans lequel évoluent les personnages est totalement divisé entre la nature sauvage de l’arène lieu du massacre, et la l’ultra-technologie du Capitol qui gère tout ce petit jeu d’une main de maître. Le spectateur passe hors du jeu puis dans le jeu ce qui accrût encore le constat de la grande différence entre les deux mondes.
On peut néanmoins regretter certains clichés toujours présents dans ce genre de films depuis la saga « Twilight » qui a agi comme un maléfice sur le cinéma fantastique. Ainsi, on retrouve l’éternelle bribe d’un triangle amoureux qui sera certainement source de dilemmes dans les prochains épisodes. Dommage, car la franchise aurait vraiment pu se passe de cela.

KATNISS ET LES AUTRES …

Les dialogues sont finalement assez peu présents dans le film (plutôt un point positif car je craignais fortement les dialogues larmoyants accompagnant souvent ce genre de films), mais quelques longueurs ternissent néanmoins la copie de Gary Cross. Le rythme n’est pas toujours au firmament, et c’est d’autant plus dommage que ce genre de film nécessite généralement un enchaînement de scènes d’action à un rythme effréné. Le film a d’ailleurs un peu de mal à démarrer, mais une fois entré dans le vif du sujet, tout s’accélère et nous entraîne dans un film dès lors beaucoup plus agréable à suivre.
Le final du film est plutôt une bonne surprise, puisqu’il n’est pas aussi lourd et pompeux qu’on aurait pu le craindre, prouvant ainsi que nous ne sommes pas en présence d’une simple saga adolescente, mais bien face à un film de bonne qualité.

Le personnage de Katniss est l’élément principal du film, toute l’intrigue tourne autour d’elle : mystérieuse et distante, Jennifer Lawrence parvient néanmoins à la rendre touchante. La jeune femme est pleine de courage et sang-froid. Elle parvient à faire face aux situations les plus dangereuses, et n’hésite pas à se mettre en danger pour les personnes qu’elle aime. L’actrice est efficace, et impliquée, elle apporte une touche de charme nécessaire au film.
Josh Hutcherson et Liam Hemsworth représentent la gente masculine nécessaire à tout film du genre. Ils font le boulot sans pour autant crever l’écran.
Elizabeth Banks interprète Effie (qui est habillée de manière laide et ridicule), représentante d’une société oppressive, qui est en fait un personnage plus complexe qu’on ne pourrait l’imaginer. Actrice importante de ce terrible jeu, elle est aussi effrayée par celui-ci.
La jeune Amandla Stenberg tient quant à elle le rôle de le petite Rue, une jeune fille pleine de courage et de peur à la fois, particulièrement attachante de par son innocence et sa pureté.

La bande-annonce :

Edgar La Gâchette
[DOSSIER : SEMAINE HUNGER GAMES] HUNGER GAMES 1 : LA CRITIQUE
Voilà donc un périple fort sympathique qui ne marquera pas forcément les esprits mais permet à la franchise de mettre en palce son histoire et ses personnages. Porté par une talentueuse Jennifer Lawrence, la saga va certainement prendre une plus grande ampleur au fur-et-à-mesure des films, et on a hâte de voir la suite.
Image6
Scénario5
Acteurs7
Bande-son6
Rythme 7
Les plus
  • Jennifer Lawrence
  • La cruauté des Hunger Games
Les moins
  • Une saga encore un peu timide
6.2Note Finale

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