HISTOIRE FIDÈLE

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© Walt Disney Pictures

Le synopsis

Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.

Depuis plusieurs années déjà, Disney recycle ses grands classiques en les adaptant en films live. Le Livre de la Jungle de Jon Favreau avait permis au studio de récolter l’Oscar des meilleurs effets visuels, et c’est aujourd’hui à La Belle et la Bâte de connaître sa propre adaptation avant Dumbo, Aladdin ou encore Le Roi lion.

Bill Condom est à la réalisation et l’homme a l’habitude des comédies musicales puisqu’il était à l’origine de Dreamgirls. La tâche était ardue car le célèbre conte a connue pléiade d’adaptations plus ou moins réussies dont la plus réussie restera bien sûr le dessin animé de Disney. Autant le dire rapidement, ceux qui ont aimé le dessin animé ne seront à priori pas déçus par cette adaptation très fidèle à l’originale. Tous ce qui vous avait fait aimer le dessin animé est repris à l’identique.

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© Walt Disney Pictures

L’image est lumineuse et teintée de bleu et d’or. Très réussie, elle nous plonge avec brio dans l’univers fabuleux de la Belle et la Bête pour deux heures d’immersion totale. Les décors sont magnifiques tout comme les habitants du château pour lesquels il n’était pas dit que le passage au live ne les auraient pas rendus ridicules. L’atmosphère lugubre et inquiétante de la forêt est elle aussi parfaitement retranscrite et contraste avec la luminosité qui entoure le village de Belle. Le duo Gaston/LeFou est très savoureux et on peut reconnaître une certaine audace de la part de Disney qui a clairement assumé l’équivoque gay de leur relation. Belle est volontairement plus revendicative que dans le dessin animé. Il semble que les scénaristes ont voulu en faire un personnage plus profond, ce qui n’est vraiment pas pour me déplaire. On pourrait néanmoins reprocher un peu trop de lisseur à ce Disney qui en dehors de ces quelques minimes prises de risque se contente d’appliquer à la lettre la recette de l’histoire d’amour impossible.

Pour ce nouveau film live, Disney a choisi Emma Watson et Dan Stevens pour les rôles principaux. Emma Watson est véritablement convaincante dans ce rôle pour lequel je n’étais pas forcément convaincu qu’elle était le meilleur choix. Luke Evans est particulièrement savoureux en Gaston. Il s’adapte parfaitement à ce rôle de bellâtre égocentrique et vaniteux. Josh Gad nous offre quant à lui des moments de pure rigolade dans son interprétation du personnage de Le Fou.

La bande-annonce

Edgar La Gâchette

LA BELLE ET LA BÊTE (2017) : LA CRITIQUE
Un bon cru pour ce film fidèle à l'original mais qui prend parfois trop peu de risques. Le casting est à la hauteur des attentes. Les décors et la bande-son sont deux points forts de ce film qui vous procurera 2 heures de magie.
Image / Mise en scène8
Scénario6
Acteurs / Personnages8
Bande-son9
Rythme7
Émotion / Empathie7
Les plus
  • Emma Watson convaincante
  • Des décors sublimes
  • Une bande-son entraînante
Les moins
  • Un léger manque de risque
7.5Note Finale

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